L’étude de la mondialisation - un dialogue franco-allemand entre anthropologie, histoire et science politique

L’Ecole Doctorale des Sciences Sociales de Lyon (Université Lyon 2, Lyon 3, Université de Saint-Etienne, Ecole Normale Supérieure de Lyon, Institut National des Sciences Appliquées et Ecole Nationale d’Architecture) et la Graduate School Global and Area Studies et le Frankreichzentrum de l’Université de Leipzig ont mis en place un séminaire commun et délocalisé entre les deux pays, abordant différents aspects théoriques et empiriques de l’étude de la mondialisation.

Une première rencontre s’est mise en place à Leipzig en Janvier 2011 en vue de comparer les programmes de formation doctorale. Les convergences autour de l’objet intéressent ainsi des familles de disciplines relevant des Sciences Humaines et Sociales, pratiquées dans les deux universités, avec des programmes de recherche qui demandent à saisir l’impact de la mondialisation sur des terrains empiriques et des méthodes d’analyse.

Une journée d’études inaugurale a été mise en place en février 2013 sur le thème « Globalization and Global History » invitant des professeurs et des doctorants de Leipzig à confronter leurs vues et objets, et a ouvert à l’installation du séminaire la durée : il a été décidé de lui donner une rythmicité dense (2 sessions par an, l’une en France et l’autre en Allemagne), et ceci dès 2013. Les organisateurs sont, respectivement : professeur Lionel Obadia, anthropologue à Lyon 2 et directeur de l’Ecole Doctorale des Sciences Sociales de Lyon – Saint-Etienne, et professeur Matthias Middell, historien et directeur du Frankreichzentrum de l’Université de Leipzig.et en même temps directeur du Graduate Center for the Humanities and Social Sciences, l’équivalent de l’Ecole Doctorale.

Le programme de travail en commun qui se met en place entre Lyon 2 et Leipzig s’organise ainsi autour d’une recherche pluridisciplinaire sur les questions de mondialisation qui fait défaut actuellement en France, alors qu’elle est plus largement développée en Allemagne. Fondé sur le constat de la dispersion des approches disciplinaires à propos de la mondialisation, mais aussi du manque évident de connaissance de ce que font les traditions intellectuelles et académiques française et allemande sur un thème pourtant commun, le programme ici présenté vise, par-delà les rapprochements d’horizons géographiques et culturels, à fédérer des vues théoriques et des écoles de pensée issues de plusieurs horizons scientifiques qui ne sont également pas encore habitués à dialogue sur la mondialisation (histoire, science politique, géographie, sociologie, anthropologie, philosophie, etc.)

Dans le sens où les journées et ateliers visent à transmettre des connaissances sur les développements théoriques et méthodologiques de l’étude de la mondialisation (Global Studies) dans les deux pays le public visé est en premier lieu celui des étudiants de Master et de Doctorat, et en second lieu des enseignants-chercheurs qui sont intéressés à ces problématiques. La formation des doctorants, qui seront des acteurs importants (comme audience) mais aussi des agents actifs de l’organisation de ces séminaires et ateliers (comme participants et coorganisateurs) et le programme servira non seulement de plateforme de recherche, mais aussi de formation doctorale animée en partie par les jeunes chercheurs dans les deux pays.

2014 : ce sera l’occasion de présenter les résultats des recherches menées dans le cadre de ce séminaire, et d’en valoriser les produits (sous la forme d’un volume collectif).

La valorisation du projet se fera sur la base de plusieurs produits de la recherche. En premier lieu, évidemment, les débats et enseignements transmis au cours des journées. En second lieu, deux volumes seront destinés à être publiés au titre propre du programme, l’un enlangue francaise, l’autre en langue allemande, sans compter les autres publications possibles (articles de revues, participation à des ouvrages collectifs) que les participants pourraient rédiger et éditer par ailleurs.

Le projet profite du soutien financier de l’Ecole Doctorale des Sciences Sociales à Lyon, de l’Université Lyon 2 et de l’Université de Leipzig ainsi que du Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne.